Face à certains symptômes (désaffection des filières scientifiques malgré une montée en puissance de l’économie de la connaissance, «crise de l’école» dans ses formes traditionnelles, disparition des sciences et des techniques de la culture générale, revalorisation de l’enseignement technologique, faible orientation des filles vers les métiers de la science…), de nombreux pays font aujourd’hui le même constat de la nécessité d’une rénovation profonde de l’enseignement des sciences au bénéfice des plus jeunes.
Pour répondre à ces enjeux, La main à la pâte préconise la mise en œuvre par les enseignants d’une pédagogie d’investigation associant exploration du monde, apprentissages scientifiques, expérimentation et raisonnement, maîtrise de la langue et argumentation, afin que chaque enfant approfondisse sa compréhension des objets et des phénomènes qui l’entourent, et développe curiosité, créativité et esprit critique.
Les méthodes et les outils développés par La main à la pâte, relayés dans de nombreux pays par les services de coopération et d'action culturelle des ambassades de France, ont rapidement suscité l’intérêt de partenaires étrangers. Aujourd’hui, ces relations internationales concernent plus de 40 pays et 3 réseaux régionaux (Union européenne, Asie du Sud-Est, Amérique latine). Les partenariats s’adressent aussi bien à des pays développés (Etats membres de l’Union européenne) qu’à des puissances émergentes (Brésil, Chine) ou à des pays connaissant des difficultés structurelles plus importantes.
Les formes d’action, qui font souvent appel aux capacités des centres pilotes La main à la pâte et des IUFM, recouvrent principalement la diffusion d’une expertise et d’un dispositif ayant accumulé dix ans d’expérience en France, permettant d’aider au développement de projets similaires à l’étranger. Les coopérations concernent ainsi l’expertise et l’aide au démarrage, la formation de formateurs et l’échange de ressources didactiques, pédagogiques et scientifiques, incluant également des outils informatiques originaux développés par La main à la pâte (sites Internet étrangers inspirés du site français).
Il faut ici rappeler que La main à la pâte a encouragé, dès l’origine, l’appropriation de ses idées et ressources par ses partenaires étrangers, laissant à ces derniers l’initiative d’une adaptation au contexte culturel et institutionnel de leur pays. Il ne s’agit donc pas de transposer une initiative modèle mais de faire fond sur la diversité pour proposer une voie d’accès à cet universel qu’incarnent les sciences et le raisonnement scientifique.
►LES DIFFERENTES FORMES DE COOPERATIONS INTERNATIONALES
Depuis 1998, La main à la pâte met ainsi en œuvre, souvent à la demande des partenaires étrangers eux-mêmes, une série d’actions, qui recouvrent :
1/ la sensibilisation aux enjeux liés à l’enseignement des sciences, dans un contexte mondial, en liaison avec les grandes organisations internationales de la culture, de l’éducation et de la recherche, notamment par la participation à de nombreuses conférences.
2/ la diffusion d’une expertise et d’un dispositif qui ont accumulé une expérience et un savoir-faire de 10 ans, permettant d’aider au démarrage de projets analogues à l’étranger. Cette diffusion a été rendue possible par l’accueil de nombreuses délégations étrangères, par la tenue de séminaires ou d’écoles d’été, par de nombreuses missions à l’étranger.
3/ la formation d'enseignants et de formateurs. Depuis l’an 2000, au moins une dizaine de formations La main à la pâte sont organisées à l’étranger chaque année. Elles permettent d’identifier et de former des personnes relais, susceptibles de devenir les coordinateurs locaux indispensables afin d’entreprendre une véritable rénovation de l’enseignement des sciences.
4/ l’échange de ressources didactiques, pédagogiques et scientifiques, incluant également les outils informatiques originaux développés par La main à la pâte (sites Internet étrangers inspirés du site français), ainsi que la traduction et l’édition de nombreux ouvrages parus en France sous le label de La main à la pâte.
5/ la mise en réseau des partenaires étrangers, par affinité de projets et zone géographique (Union européenne, Asie du sud-est, Amérique latine…). Elle fait fond sur la conviction profonde que l’éducation est un enjeu mondial, qui déborde les cadres nationaux et ne peut que sortir renforcée de l’échange et de la coopération internationale.
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